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08/02/2009

José Manuel Barroso

Dans son édition du 3 février 2009, et sous un article signé par Miguel Alexandre Ganhão / Diana Ramos / S.R.S, le quotidien portugais "Correio da manha" publie un article sur José Manuel Barroso (ancien premier ministre portugais entre 2002 et 2004, et actuel président de la commission européenne).

 

Cet article a pour titre :

Un mois avant que la banque demande une aide de 750 millions à l'Etat, (portugais) la BPP (Banco privado português), a payé un voyage en avion à José Manuel Barroso.

 

Dans son article, le quotidien portugais "Correio da manha" relate :

 

1 - Que la banque portugaise BPP a payé un voyage en jet privé à José Manuel Barroso, actuel président de la commission européenne, ainsi qu'à son épouse Margarida Sousa Uva, un mois environ avant que la dite banque demande l'aval à l'Etat portugais d'une valeur de 750 Millions d'Euros, du fait des difficultés financières qu'elle traversait.

Toujours d'après le même article, José Manuel Barroso se serait rendu au Portugal en jet privé afin de recevoir le prix "Politique et responsabilité" lors d'un gala organisé par la fondation luso-brésilienne présidée par João Rendeiro. Celui-ci était alors directeur de la banque BPP.

 

2 - Le quotidien portugais rappelle d'autre part qu'en novembre 2008, la banque BPP fut la prémière banque portugaise à solliciter l'aval de l'Etat portugais. Sa demande s'est tout dabord montée à 750 Millions d'Euros afin de pallier aux difficultés traversées par la banque, mais cette demande fut refusée par la banque (centrale) du Portugal.

L'aide en question fut cependant ensuite obtenue  grâce à l'aval donné par l'Etat portugais couvrant alors un prêt de 450 Millions d'Euros concédé par six autres banques. La BPP aurait ainsi probablement été sauvée de la faillite, puisque - toujours d'après le Correio da manha - d'après un rapport provisoire de Deloitte, la BPP se trouverait à l'époque en situation de faillite.

 

L'article stipule également qu'àprès avoir été contacté par le quotidien, le cabinet de José Manuel Barroso à Bruxelles reconnaît que le voyage en jet privé du président de la commission européenne (effectué un mois avant la demande d'aide financière de la BPP) a bien été payé par la fondation luso-brésilienne, mais rejette (la connaissance de ?) toute liaison avec la banque BPP.

Le quotidien Correio da manha a contacté l'administration de la banque BPP, lui demandant si le paiement dit voyage de José Manuel Barroso figure dans les comptes de la banque. Celle ci n'a pas souhaité répondre, se réfugiant derrière le "caractère d'accès restreint de cette information qui se rapporte à la gestion de la banque", et que le conseil d'administration n'est pas en droit de rendre publique.

 

Se réferant à une source proche du banquier, le journal précise en outre que :

  • Le voyage retour de José Manuel Barroso entre le Portugal et Bruxelles,a également été effectué en avion particulier (privé), aux frais de a fondation luso-brésilienne, à travers le parrainage de la banque BPP. D'autres entités ont également parrainé le gala.
  • Que João Rendeiro, directeur de la banque BPP n'a en rien contribué sur le plan pécunier au paiement du voyage, et que ce dernier fut payé par une partie du montant dédié au parrainage du gala. Ajoutant  - "que le montant versé par le BPP pour cette initiative, fut de loin supérieur au coût du voyage de José Manuel Barroso".

 

 

Remarques : (de la rédaction de ce blog):

 

Il est à noter qu'à part le "Courrier international", qui a abordé l'information dans son édition en ligne en date du 3 février 2009 (mais qui semble avoir curieusement disparu !), aucun autre média en Europe ne semble avoir repris ou cité une bride de l'article du quotidien portugais "Correio da manha".

 

La période pré-électorale et l'éventuelle possibilité de reconduction de Barroso  (faute de mieux, semblent dire beaucoup) à la tête de la commission, expliquerait-elle un besoin généralisé de discrétion médiatique et une asépétisation en règle de  toute  information se rapportant à Barroso, autre qu'une "information positivement soignée ou docilement édulcorée" comme celle que l'ont voit fleurir depuis peu un peu partout, à l'approche des élections européeennes et du renouvellement de la commission ?

Allez savoir.

Car rien n'étonne plus personne dans cette soi-disante union européenne  "hautement démocratique" où les  constitutions refusées par les populations sont déguisées en mini-maxi traités eux-mêmes "re-mijotés à la hâte" et resservis en l'état comme des salades défraîchies par de médiocres restaurateurs véreux; où les populations principalement concernées sont tenues à l'écart par une poignée de simples politiciens et autres technocrates engoncés dans leurs tours moyen-âgeuses, distantes et opaques;  où les règles du jeu sont changées  et baffouées sans vergogne en cours de route ;  où les votes exprimés par les citoyens sont balayés avec un dégradant mépris d'un revers de main jusqu'à ce que les élèves répondent ce que les piètres maîtres veut obligatoirement leur faire répondre; et où l'information médiatique objective est teintée d'un silence aussi effrayant que l'eurocratie dominée par les dogmes-lobbies financiers néolibéraux pourtant désormais dépassés et cahotiques, mais qu'une poignée d'auto-convaincus dénués de tout talent, s'évertue pourtant à vouloir imposer par tous les moyens à des centaines de millions d'individus qui voient leur condition, leur bien-être et leurs libertés, s'enrober d'une triste odeur nauséabonde de pourriture au fil des jours.

17/01/2008

Portugal : achats et soldes

Portugal : Achats pendant les soldes

Comme en France, le soldes au Portugal sont d'actualité. Si on se rend au Portugal ne serai-ce que pendant un week-end, et que le séjour coincide avec une des deux périodes de soldes ayant lieu dans l'année, il ne faut surtout pas hésiter à en profiter, car du fait des décalages existant entre les prix, l'économie réalisée lors d'achats effectués à l'occasion des soldes au Portugal, permet parfois à elle seule de rembourser une grande partie du prix du séjour.

Au Portugal, et qui plus est à l'occasion des soldes, on tombe parfois sur d'indescriptibles aubaines. Vêtements, maroquinerie, chaussures, décoration, habillement, etc. notamment, offrent de nombreuses possibilités de pouvoir réaliser d'excellentes bonnes affaires, d'autant plus intéressantes sur des articles fabriqués au Portugal, reconnu pour la bonne qualité de ses produits manufacturés.

Concilier ne serai-ce qu'un week-end au Portugal avec de bonnes affaires; voilà une bonne occasion de joindre l'agréable... à l'agréable !

 

Périodes de soldes au Portugal :

- Du 7 janvier à fin février. (soldes d'hiver)

- Du 7 juillet au 30 septembre. (soldes d'été)

14/01/2008

Portugal : le traité de Lisbonne, un canular !

Les portugais trompés eux aussi avec le traité de Lisbonne 

Le couperet est tombé au Portugal, réduisant à néant les espoirs d'une population portugaise qui osait encore comme le voudrait la logique, croire qu'elle serait impliquée dans un débat les concernant au plus haut point; celui du traité de Lisbonne.

Le premier ministre portugais José Socrates vient donc d'aller à l'encontre de l'avis de la majorité des portugais, en annonçant sa décision de faire simplement ratifier le traité de Lisbonne par voie parlementaire et non par la population portugaise dans le cadre d'un référendum populaire.

Même maintenu atténué par quelques médias portugais complices, ce déni de démocratie a soulevé un tolé au Portugal, ne serai-ce que parce que José Socrates et son parti avaient clairement inscrit au programme qui les a conduit au gouvernement, leur engagement à réaliser un référendum sur la constitution européenne s'ils parvenaient au pouvoir. Les portugais ont donc été lamentablement trompés par un gouvernement ne respectant pas ses engagements une fois au pouvoir. Simple habitude certes de la part des politiciens de tous bords, sauf que cette fois-ci il s'agissait d'Europe, et d'un texte qui, qu'ils le veuillent ou pas, régira probablement et implicitement la vie des citoyens pendant de nombreuses décennies.

Tous les prétextes, y compris les plus fallacieux sont invoqués pour justifier cette incroyable comédie politicienne marquant une rupture définitive entre les portugais et une europe floue et louche de laquelle ils sont maintenus à distance. Si l'opinion majoritaire de la population a les moindres chances d'aller à l'encontre de celle de leurs dirigeants, on s'abstient donc de débat ! Voilà une surnoise conception de la démocratie qui ramène au Portugal des tristes odeurs des perfides années salazariennes.

Au Portugal aussi, il existera donc malheureusement désormais un fossé rendu quasi-infranchissable entre une europe régie par des textes volontairement obscurs, et des citoyens maintenus coûte que coûte les yeux bandés, éloignés d'une question pourtant sensée les concerner.

Jusqu'au dernier moment José Socrates a (probablement volontairement), donné l'impression d'encore douter de son choix, mais la position affichée par le Président portugais Cavaco Silva quelques jours avant, lui aussi en faveur de la non écoute de la population portugaise sur la question du traité de Lisbonne, ne pouvait conduire le premier ministre qu'à suivre la même voie royale, évitant ainsi un fatidique conflit, puisque le Portugal est en effet dans un état dit de cohabitation politique. 

Outre le fait d'avoir eux aussi à subir cette gigantesque farce affichée effrontément par les dirigeants des 27 pays concernés dans ce grotesque canular qualifié de "traité de Lisbonne", les portugais ont donc probablement également été les victimes des conséquences des jeux et des manoeuvres politiciennes internes. La population portugaise se voit ainsi privée de tout débat sur la "maxi constitution de Lisbonne compléxifiée" à outrance ne serai-ce que pour paradoxalement pouvoir justifier le manque de débat lui-même.

En France "on" s'est autorisé le droit de balayer d'un revers de main le NON français au texte constitutionnel pourtant acquis au suffrage universel, en osant jouer sur les mots et qualifier de "simplifié" un texte constitutionnel rendu incroyablement compléxifié et incompréhensible, et en se permettant de traiter de "mini", un texte quasi-identique au précédent mais allongé jusqu'à 256 pages !

Comme pratiquement partout ailleurs, au Portugal l'énigmatique traité de Lisbonne est perçu majoritairement comme une insulte faite aux populations. Quelques médias au Portugal se sont essayés à des tactiques grossières, consistant à essayer de faire croire aux portugais que le seul attachement du nom de Lisbonne à ce traité pourrait avoir des incidences positives pour la capitale portugaise en terme de crédibilité ou de retombées touristiques! L'injure faite à l'intelligence des peuples n'a décidément pas de limites. Les portugais n'étant cependant ni dupes ni des simples d'esprit, ont en majorité parfaitement conscience que le nom de Lisbonne demeurera au contraire synonyme de la duperie du siècle, et sera inévitablement associé à la honte de la signature empressée d'un texte rendu louche, ainsi qu'à un lamentable affront fait aux populations.

Ce traité déconsidère et galvaude le nom de Lisbonne, et attribue malheureusement à la capitale portugaise une connotation tristement négative et suspecte, puisqu'il s'agit de la plus incroyable supercherie que jamais des gouvernements dits démocratiques aient osé intenter contre leurs peuples.

Le traité de Lisbonne marque d'une pierre noire l'échec d'une Europe technocratique soutenue avec virulence par des gouvernements paniqués par l'immense et troublant fossé existant entre leur propre volonté et les désirs de la majorité de leurs concitoyens. L'UE laisse la place à un objet nébuleux aux odeurs bizarres d'eurocratie enfoncée plus encore dans l'abstraction due à l'absence de débat.

Les dirigeants politiques continueront à s'entre-déchirer dans le cadre auto-légitimé de leur énigmatique OVNI né dans l'irrespect et le manque d'écoute, sans dialogue ni débat, et donc incompréhensible et impénétrable. L'eurocratie bureaucrate étouffée par des technocrates à la compétence douteuse, persiste dans son chemin flou, sinueux et tordu, inefficace et loin des réalités, désormais plus obscurci encore par un texte signé loin des yeux du peuple, sous la seule volonté de quelques probables assoiffés de pseudo-postérité pensant ainsi laisser leur nom attaché à une quelconque histoire. Petite histoire, noire histoire, pauvre histoire, et surtout médiocre histoire, que celle d'une lamentable alliance d'intérêts entêtés allant contre la volonté des peuples.

L'Union Européenne est restée en gare de Lisbonne et le convoi moribond des gouvernements poursuivra sa route triste et ténébreuse sans les populations européennes. La messe est donc dite, y compris au Portugal. L'ultra-libéralisme ravageur et sans concessions voulu par l'alliance de l'establishment des politiciens et des médias et boosté par quelques gros intérêts économiques l'emporte au détriment du dialogue, de la recherche du bon sens et de l'harmonie.  Et le nom de Lisbonne restera malheureusement bel et bien associé à un execrable déni de démocratie, à une lamentable et inquiétante comédie politicienne à laquelle les citoyens ont été obligés d'assister impuissants et muselés.

L'Europe des citoyens est morte à Lisbonne.

Une alliance d'obscurs intérêts jusqu'ici perçue comme autoritaire et inefficace autant que floue et distante, n'a donc pas voulu faire de Europe un espace de démocratie dans laquelle les citoyens se sentent compris, respectés et concernés.

Ces derniers continueront-ils dans le futur à daigner s'impliquer pour une europe éteinte et aveugle de laquelle ils ont été volontairement éloignés ou exclus,  et à  voter lors des éléctions (dites) européennes, pour les représentants de ceux qui les ont traités avec autant de dédain et de mépris ? L'avenir le dira.

 
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